Plus de 40 spots où apprendre la régate en catamaran de sport

Des catamarans servent dans pratiquement tous les clubs de France pour s’initier à  la voile et la pratique loisir. Voici pour ceux qui désirent aller plus loin, la carte de la quarantaine de spots (du continent + Jersey et Belgique)) référencés où vous pouvez apprendre et partager sur la régate en catamaran de sport.

La méthode utilisée:  les clubs avec des équipages classés sur les Championnats de France Tyka et SLx (la filière jeune FFVoile), les clubs avec une activité de formation sur les standarts internationaux: Hobie Cat 16, Formule 18 ou Nacra 17 , les clubs qui font des régates en  flotte collective et ceux au sein desquels il y a une flotte importante (Classe A, Dart 18), enfin ceux que je connais avec une volonté de développement sportif. Votre spot n’y est pas (c’est affreux ;-) ) ou vous désirez apporter des précisions: ne pas hésiter à me contacter via les commentaires.

Comment faire continuer la réussite internationale des sportifs français du catamaran ? photo Franck Tiffon

Un premier bilan 2014 remarquable dont un fort contingent de jeunes talents, reste à conquérir le top du  Classe A en mutation

C’est d’abord l’équipe de France de Nacra 17  qui aligne les tops guns mondiaux de la série dont les Champions du Monde Besson/Riou qui enchaînent victoires et podiums sans discontinuer. Ainsi,  on croise les doigts pour eux  à la fois pour le test event à Rio avec Cammas/DeTurkheim et le Championnat du Monde de Santander qui réunira 6 équipages français. Les deux du test event brésilien plus Vaireaux/Audinet, Ogereau/Vandame, Petitjean/Backès et l’équipage leader des jeunes: Laugier/V.Bellet. Ils sont en pointe jouent le top 15/20 des rendez-vous internationaux et tirent trois équipages qui se rôdent: Haineville/Desbordes, R.Bellet/Schoenahl, Domand/Merelle.

En Formule 18 après le titre Mondial 2013 de Besson/Lagarrigue, Bontemps/Amiot sont vice-Champions en 2014 et surtout on trouve 6 équipages français dans le top 10 dont 2 équipages jeunes: Berrehar/LePomellec et Perron/Robert. Chez les Hobie 16 il suffit de voir la photo du podium de l’article qui précède avec les frères Bader, Martin/Hilliard et Le Gal associé avec l’italien Iazzetti et mentionner qu’il y a 3 équipages jeunes dans le top 10 de l’open: les frères Hublet, Molina/Salvi, A.Tiffon/David et deux équipages sur le podium du Championnat jeune: T.Tiffon/McGrogan, Molina/Salvi. Le remarquable doublé de Flament/Dorange sur le Mondial SL16/Mondial ISAF est complété par le podium sur le Mondial de l’équipage féminin Gombaud/Duret montre que les jeunes de la série junior fédérale brillent également à l’international.

Pour les Dart18, les Viper et les F16 cela va se dessiner dans les jours à venir, des podiums et des titres sont vraisemblables. La question du Classe A, comme le Classe C est intimement liée aux moyens économiques et techniques tricolores impliqués. La participation de l’autre héros populaire avec Franck Cammas de la voile française qu’est François Gabart s’avère une bonne nouvelle pour cette série par le coup de projecteur donné et les retours induits. Des talents comme LeCoq 16ème et premier français sur le récent Euro bordelais ont besoin d’un peu de moyens pour grimper dans une hiérarchie qui repose aussi sur des évolutions techniques (le vol) à maitriser. Mais c’est très possible pour des projets français, comme nous l’ont montré Cammas/Viat et Besson/Lagarrigue en Classe C l’année dernière.

C’est bien une délégation française sur la vénérable Commodore Cup, cela serait pas mal aussi sur un Championnat du Monde F18, Classe A, Hobie 16 etc…

Aider les séries intermédiaires permet de garder les savoirs et les compétences. Les licenciés qui font du catamaran contribuent financièrement aussi aux délégations en planche, Match-Race, habitable, dériveurs sur des championnats internationaux pour jeunes mais sans catamaran au programme.  Il est alors possible de s’agacer de ne pas trouver de délégation catamaran française officielle hors l’Olympisme et l’ISAF jeune soutenu par l’argent de l’Etat. C’est bien une délégation française sur la vénérable Commodore Cup, cela serait pas mal aussi sur un Championnat du Monde F18, Classe A, Hobie 16 etc…

En l’absence de délégation, des primes aux résultats, comme ce que font les australiens sur des séries pas olympiques comme le Classe A, est une solution efficace pour maintenir sans trop de risque, un bon niveau national. Là, c’est vrai, il faut choisir dans un budget fédéral entre frais de réception du Roi de Grèce (sans rire) et aide à des compétiteurs qui portent nos couleurs.

Préparer l’avenir, c’est maintenant !

Dans les 8/10 ans à venir pas de souci particulier à se faire. La génération en cours et celle en route construite sur les dix bonnes années de la filière jeune catamaran permettent de croire en des podiums tricolores nombreux. Ici c’est la culture catamaran nationale qui joue à plein. En effet, les techniciens nationaux en place ont une longue expérience du haut niveau sénior et  savent comment faire passer des espoirs vers l’exigeant circuit olympique.

Cela est d’autant plus évident si l’on compare les résultats flatteurs du catamaran de sport sénior avec le skiff, et là on s’aperçoit que briller sur les mondiaux jeunes ISAF est en effet, sans cette culture, un point de départ, mais de plus loin jusqu’à présent (espérons que je me trompe je serai ravi que la voile rapide française brille de tous ses feux).

La source est-elle en train de se tarir ? Au-delà de la décennie à venir, il s’agit de redonner dès maintenant de l’énergie à la filière jeune catamaran. Une seule ligue/département qui domine ce n’est pas un signe de richesse et cela montre l’impact du massacre que chacun peut observer. Signer la pétition avec plus de 380 personnes, dont des Champions, des ex-bleuets, des entraîneurs, des dirigeants de club permet de constater que les solutions existent et peut contribuer à ce que la France reste une nation majeure de notre sport.

Malheureusement, vu le choix imposé exclusif du dériveur par le département voile légère pour les trois flottes collectives minimes, force est de constater que ce nécessaire revirement n’est pas  à l’ordre du jour. C’est triste.

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