Le boss de France Catamaran sur la route et au contact des clients avec un kit mains libres original. (photo: Franck Tiffon)

Profitons de l’hiver pour interroger des acteurs du circuit sur 3 questions, c’est la nouvelle catégorie rencontre de CataMag. Thierry Wibaux  est le premier à se soumettre à l’exercice, merci de sa disponibilité.

Pour ceux qui ne connaissent pas cet alerte quinqua, Thierry Wibaux avant d’être le boss de France Catamaran depuis presque 15 ans est d’abord un passionné de cata de sport. Ingénieur de formation, ancien cadre de grande entreprise qui parle aussi bien l’anglais que le néerlandais, a repris l’importation des Dart à l’historique Lucien (Lulu) Gourmez en 1996. Marié avec Christine, il embarque au gré des raids et régates celle-ci ou une de ses deux filles. Le développement du Spitfire en France doit beaucoup au travail de Thierry. Cependant c’est bien le Dart 18 qui est son support de prédilection: X fois vainqueur du National, 2 fois vice-champion d’Europe et Champion du Monde en 2004, Thierry est d’abord un redoutable régatier. Intuitif et cartésien, agressif, à l’aise autant dans le mou que dans la brise, son expérience et sa technique font qu’il fait partie des habitués des podiums des grandes et petites épreuves qu’il continue d’écumer, la passion en bandoulière. A terre, il est un des pivots de la convivialité des Dartistes.

Thierry et Christine Wibaux face à la vague. (photo: France Catamaran)

CataMag: pour les 3 questions on commence par du sérieux: comment analyses-tu le marché du Cata en France pour 2011 ?

Thierry Wibaux: C’est le grand flou pour l’ensemble des professionnels de ce métier : quid de l’économie ? Personnellement, je suis plutôt d’un naturel optimiste et je constate globalement que les gens ont toujours envie de naviguer. J’ose donc espérer que le « gouffre » de 2009 est définitivement derrière nous.
Côté compétition, la baisse de fréquentation sur les régates est en train de s’inverser. Je pense qu’on va retrouver plus d’engouement dès 2011 et que l’envie de renouveler les matériels va se concrétiser. C’est bien pour ça que les constructeurs continuent de proposer des nouveaux modèles de compétition.
D’un autre côté, il ne faut pas négliger la pratique de catamaran loisir, le premier accès au catamaran, les premiers bords avec les copains. On a peut-être trop dépensé d’énergie à développer des engins extrêmes et sophistiqués. La place est encore grande pour les modèles simples et ludiques. Il suffit de regarder le marché de l’occasion.

Jeux olympiques ou America Cup : très bien qu’on puisse espérer voir plus de catamarans … mais je ne pense pas que ça influera sur le développement du marché. Les journaux disent « 1 million de gens vont sur l’eau ; 10 millions rêventd’y aller ». Très schématique ; mais tout est là. C’est un challenge extraordinaire pour le réseau des Ecoles Françaises de Voile ; car c’est bien à elles d’aider à lever les barrières et les freins pour les adultes. Un grand changement est déjà en cours et ça ne peut que continuer dans le bon sens.

CataMag: quelles sont les épreuves que tu ne vas surtout pas rater cette année ?

Thierry Wibaux: L’America Cup et les Jeux Olympiques. Ah bon, c’est pas cette année ? ;-)
Ah, le calendrier !  Etablir son programme annuel est toujours un déchirement. Quand on aime aussi bien les raids que les parcours banane tordus et tactiques, les gros rassemblements que les petites régates conviviales, le simple ou la technique, la France ou la Belgique …et qu’en plus on participe à l’organisation de certaines …pas simple tout ça.
Sur le circuit Dart : le Mondial, le National et les Coyotes  (là où on joue tout seul sur son Dart, hmmm), au minimum. Rajoutez à ça les « festifs » de l’afiDart tels que Cavalaire ou Sanguinet
Les gros rassemblements : Eurocat, Corsaires, Duc d’Albe, Catagolfe
Les jolis raids chez nous : Cataglenn, Baleines,
Et puis l’envie d’exotisme gratouille toujours : St Barth, Réunion ou Aruba
Et on ne passera pas une saison sans aller tricoter à Maubuisson ou en rade sud de Marseille.
Le plus important étant que, même si c’est un peu mon métier, ça reste à chaque fois un énorme plaisir.

CataMag: pour finir, un petit secret pour aller plus vite en Dart 18 ?

Thierry Wibaux:

1) acheter son Dart chez un vrai distributeur de Dart ;-)
2) savoir se tenir au bar et danser sur les tables
3) un gréement dormant tout mou et un cunni blindé quel que soit le
temps
4) ne pas hésiter à réguler au foc dans les surventes
5) ne jamais croire que c’est le bateau qui n’avance pas …
6) … et demander aux copains comment ils font ; car on a tous commencé  comme ça !

6 conseils pour le prix d’un, merci Thierry !

2 commentaires à “Thierry Wibaux: le Dart 18 comme tatouage”

  1. Je me demandais où je pourrais trouver des conseils et informations pour aller vraiment vite en Dart18 ou en tout cas bien savoir le régler. Je suis une débutante dans le domaine.
    Autre demande, comment affaler la grand voile, car le Dart 18 d’occasion que j’ai acheté a une grand voile qui s’accroche en haut du mat. Pour la faire descendre, ma soeur doit monter au sommet de la grue du port.

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